
MARTINENGO
NOUVEL ALBUM
Sortie le 10 avril 2006
(Sterne/Sony BMG)
Zdenek- Krinein
Musique - Avril
2006
La chanson française a, finalement, encore
de bonnes surprises à nous
offrir. Ce troisième album du P'tit Jézu en est l'exemple
frappant et inattendu. Disque solidement musical, minutieux mais sans
superflu, qui déborde d'une honnêteté rare, il
semble marqué le terme d'un cycle marqué par le don de
soi et l'épanouissement instrumental. Point de pathos ni de
grande gueule, juste une musique simple et bricolée à grands
coups de savoir-faire et de sensibilité. Venu de Metz, chanteur-guitariste
d'un groupe de ska du coin, parait-il précurseur du genre en son
temps (Skaferlatine), Pierro Moioli, aux origines italiennes délicieusement
prégnantes (Les Miettes), a édité le premier album éponyme
de son projet en 2000. Le temps d'être repéré par
la presse (Télérama notamment) et les professionnels du
secteur (Francofolies), de s'impliquer dans les Montreurs d'Ours (formation à huit
têtes composée de membres de Zézé Mago, Louis
Ville et de la formation qui nous intéresse ici), et son second
opus paraissait en 2005, sous le titre truculent de Macaroni. Une collection
de chansons habitée par ses racines et l'immigration italienne
en Lorraine, qui trouve son aboutissement avec ce Martinengo, du nom
du village natal de son grand-père. Au menu des réjouissances
: de la chanson épurée, quelques inflexions pop, des sons
comme s'il en perlait, une mélancolie étonnement chaleureuse,
un univers douillet et accueillant.
MM - Froggys
Delight - Avril 2006
Le p'tit jézu. Drôle de nom. Tout simplement parce que
son père s'appelle Joseph et sa mère Marie. Avec Martinengo
son premier album, en 10 chansons, Piero Moioli alias Le p'tit jézu
prouve que la chanson française possède
encore bien des ressources cachées pour qui a un univers à faire
partager. Une évidence penserez-vous. Certes mais pas toujours
constatée.
Ici l'homme a le regard doux et le sourire mélancolique à peine ébauché.
Et quelques rides au coin des yeux. Le p'tit jézu a un sens indéniable
de la mélodie
simple et accrocheuse, sorte de pop-folk minimaliste, pour chanter
l'intime et se forge un répertoire très personnel plutôt
doux-amer, en noir et blanc comme la photo de la pochette, tout en
cœurs brisés, avec un écriture sensible et émouvante
("Les miettes", "Aux abois", "Je te rappelle").
L'album démarre sur un tiercé particulièrement
réussi avec la lumineuse "Claire", "Les eaux
de la Seine" qui charrient les corps et les peines et les vies
broyées par le quotidien de "Gilles" qui nous conduisent
jusqu'au très beau "Martinengo", ode aux racines familiales.
Un album qui mérite une oreille attentive.
Jacques
Kasbi - Longueurs d'Ondes - Mars 2006
Quand
on lit qu'il s'agit du troisième album
de ce groupe lorrain, on se demande comment on a pu passer à côté de
cette formidable formation pop, menée par le brillant Piero
Moïoli. Peut-être à cause d'un nom de groupe trompeur
ou ambigu ? en tout cas, on aurait eu tort de ne pas passer outre.
En enquêtant, on apprend qu'il était le chanteur-guitariste
des Skaferlatine. Les chansons syncopées de son projet perso
rappellent l'univers nostalgique et les mélodies d'Art Mengo.
On pense aussi à Zézé Mago, autre musicien lorrain
malheureusement sous-estimé et à Marc Gauvin. Plusieurs
morceaux sont des tubes en puissance : "Claire...nada termina.", "Gilles" (en
playlist sur Radio Néo) ou "Les amis". Gageons que
ce nouvel album sera celui de l'éclosion nationale, voire internationale.
Piero et ses deux acolytes, Gaël Le Billan et Prince Albert Boutillier
(un adepte du piercing ?) le méritent vraiment.
Marie
Charrel - Musiqualite.net -
Mars 2006
Ne vous fiez pas à son nom : le P’tit
Jézu
n’a rien d’un saint. Mais tout du groupe qui devrait
bientôt compter sur la scène française. Mélodies
prenantes et chuchotées, ambiance guitare-voix soutenue par
des mandolines pop et une basse mélancolique. Ce P’tit
Jézu entonne une jolie messe qui n’a rien d’un
catéchisme remasteurisé. Sa poésie tendre et
parfois crue livre sa vision du monde. Rien de trop, dans ses mélodies
simples et déconcertantes d’harmonie. Sur « Gilles »,
la contrebasse installe une atmosphère
tendue, exacerbée par les accords parfois dissonants et une
rythmique reggae faussement calme. Gilles est cadre dynamique qui, à force
de travail et heures sup, ne sait plus bien pourquoi il se bat : « Huit
doigts de whisky, joke, coke, LCI, Cac 40 sont les monstres sous
son lit ».
Les autres titres évoquent l’amour et ses tourments,
beaucoup, l’amitié aussi. Seule la voix, suave et grave
aux accents parfois miossequiens du chanteur Piero Moioli parvient à nous
détourner de la magie de ces mots et met la puce à l’oreille.
Avant d’œuvrer avec P’tit Jézu, ce dernier était
le chanteur-guitariste de Skaferlatine. Le groupe avait enregistré trois
albums avant que Piero décide de changer de voie. Du ska à la
chanson, il a gardé un sens du rythme et de l’équilibre.
Martinengo marque un tournant dans sa carrière. Ça
et là, on sent poindre ses origines italiennes, ses espoirs.
C’est d’ailleurs sur cette dernière note qu’il
conclut cet album avec « la petite vague ». Un titre
pétri de chaleur humaine dont la mélodie simple et
universelle, ne se résout jamais à vous quitter tout à fait.
Frédéric
Vignale - Le
Mague - Février 2006
« Le P’tit Jézu, c’est la révélation
musicale du moment, une valeur sûre qui n’est
pas née de la dernière pluie et qui trouve
aujourd’hui sa pleine maturité artistique. Piero
Moioli chanteur leader de ce groupe et sa voix incroyable
vont bientôt faire partie de votre culture musicale...
Gros gros coup de coeur ici au Mague pour cet album qui rend
hommage aux origines et qui sonne si juste. Martinengo, à écouter
absolument ! »
Pierre
Derensy - Rock’n’France -
Février 2006
« Y aurait-il une filière
Mosellane pour sortir de grands chanteurs made in France ? Les textes
et la musique de Piero
Moioli (ex Skaferlatine) leader de ce démon de Jézu
sont autant de miracles que de bon pains. C’est le fer et
l’acier transformés en or. Son univers côtoie
Dieu le père. En une chanson il pourrait être catalogué parmi
les plus grands. « Claire » c’est un peu le « C’est
quand le Bonheur » à lui. Mais comme si les prodiges
existaient et n’étaient pas le fait unique d’un
surhomme, c’est bien tout au long des 9 chansons qu’il
développe une intensité des sentiments mis en relief
par une musique mi rock, mi folk. « Martinengo » souhaitons
le, ne sera pas un epi-phénomène mais bien le début
d’une grande carrière. S’il existe une justice
en ce bas monde, il est impossible que « Les Eaux de la Seine » avec
une simple guitare et une basse farouche ne charrient pas des flots
de louanges. « Gilles » ce gentil cadre dynamique noyé sous
les percussions et la faute de vivre pour pas grand chose se rapproche
du distingué Miossec. Il y a donc beaucoup d’eau dans
ce disque, une nappe phréatique faite de larmes et de sueur,
celles d’un artiste qui ne cache pas ses sentiments. Prions
pour que « La Petite Vague » devienne grande, qu’il
marche sur les ondes des radios afin de capter le buzz d’une
renommé méritée ».
Fred
Delforges - Ziczac - Février 2006
« Fermement ancré à son passé de fils
d’immigrés italiens, Piero s’affirme en utilisant
la langue de Molière mais ne résiste pas à l’envie
de nous faire profiter de quelques élans d’intonations
colorés à la sauce azuréenne. Livrant une
courte volée de neuf titres immédiats et chargés
d’émotions, Le P’tit Jézu va droit au
but, ne s’embarrassant pas de fioritures mais préférant
au contraire des chansons épurées et fortes. On ne
s’ennuie pas un moment tout au long d’un ouvrage où les
guitares savent se faire désirer, où les claviers
posent une atmosphère presque irréelle et où le
chant séduit plus que de raison. « Martinengo » est
un de ces albums qui laisseront indiscutablement des traces dans
les mémoires … C’est aussi le but de l’art
! »
"Un groupe messin dont le leader compositeur est
issu de la scène ska (skaferlatine). Aujourd’hui, Le P’tit
Jézu s’adonne à la chanson. Une émotion
brute, sans fioriture et un univers attachant où les origines
italiennes transpirent et où l’on sent pointer une personnalité entière
et riche dont on reparlera forcément".
"Le P’tit Jézu a changé de
musiciens mais pas de chanteur et c’est tant mieux ! La voix
pressante, ardente de Piero Moioli épouse à merveille
le velours râpeux des chansons… "fff
"Un disque de haute qualité qui est autant
un carnet de voyages qu’un déploiement de recettes artistiques.
La sensibilité y est livrée crue et à la première
personne. Vive le P’tit Jézu et sa vision honnête
et droite des choses"